06.09.2006

"La France LICRAtisée" ... un livre sensation

medium_france_licratisee.jpgLa France LICRAtisée … En voilà un livre qui ne va pas faire plaisir à la Licra …Avec son premier livre, préfacé par Alain Soral, Anne Kling dresse une enquête approfondie au pays de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme : quelle est son origine ? quels sont réellement ses objectifs, ses méthodes, ses alliés ? Quel est le secret de son influence ?

Autrement dit, comment et pourquoi la LICRA a-t-elle réussi, depuis des décennies, à soumettre sans relâche les Français à un lavage de cerveau « citoyen », sous couvert du soit-disant « antiracisme ». Entretien exclusif pour Jeune Alsace.



1) Anne Kling, vous venez de faire paraître une enquête au pays de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. Quelles sont les raisons qui vous y ont poussée?

Anne Kling : En 2000, j’ai été poursuivie sur dénonciation de la LICRA pour incitation à la haine raciale à propos d’un tract évoquant un lien possible entre immigration et délinquance des jeunes. J’ai été relaxée, mais j’ai pu constater en cette occasion, et plutôt douloureusement, le très fort pouvoir exercé en France par la LICRA. Un pouvoir qui fait d’elle, depuis des décennies, le partenaire quasi obligé du monde politique, de la justice et même de l’éducation nationale. Etonnant, non ? Comment une « simple » association, que ses statuts qualifient d’apolitique, peut-elle réussir à exercer pareil pouvoir ?

J’ai souhaité en savoir un peu plus sur une officine aussi puissante, et me suis aperçue qu’à part quelques hagiographies publiées par la Ligue elle-même, il n’existait en réalité aucun ouvrage documenté sur la question. J’ai donc décidé de mener l’enquête moi-même. Elle s’est avérée en tous points passionnante et instructive. Elle m’a menée en droite ligne jusqu’à la révolution bolchevique de 1917, la LICRA ayant été créée en 1927 par des communistes de la première heure. Ce qui projette, vous en conviendrez, un éclairage singulièrement révélateur sur l’action qu’elle mènera avec constance à partir de ce moment-là.


2) Dans la préface qu’il vous accorde, l’écrivain Alain Soral écrit : «…Pour en revenir à la LICRA, en fonction des valeurs qu’elle affiche et qu’elle prétend défendre, là on se situerait plutôt dans l’exploitation…de la crédulité humaine ! C’est d’ailleurs la vertu de ce livre, et son sérieux, de l’expliquer très bien. » Au-delà de l’exploitation d’une telle crédulité, que doit savoir le grand public qu’il ne sait pas encore sur la LICRA ?

Anne Kling : Le grand public sait de la LICRA ce qu’il est autorisé à croire. C’est-à-dire ce que les médias relaient à longueur de colonnes. Des médias qui, je ne vous apprendrai rien, sont très majoritairement à gauche en France. Ou ralliés à la pensée unique dominante et au politiquement correct imposé, ce qui revient strictement au même. Pour l’essentiel, le combat LICRA/médias est donc commun : imposer aux esprits les dogmes internationalistes et anti-identitaires propres à la gauche pour les faire accéder au pouvoir. Car il faut savoir que depuis sa création, bien avant la seconde guerre mondiale, la LICRA n’a jamais cessé de mener un véritable combat politique, quoique bien dissimulé par le rideau de fumée de l’antiracisme.

Elle a ainsi soutenu de toutes ses forces l’immigration de peuplement arabo-musulmane et imposé une série de lois liberticides pour empêcher toute contestation. Tout comme elle a systématiquement diabolisé les partis défenseurs de l’identité, au point de les expulser purement et simplement de la vie publique. Encore une fois, elle a parfaitement réussi à mener à bien ce véritable programme politique en s’abritant derrière l’affichage neutre d’une association « apolitique » et « non-confessionnelle », uniquement préoccupée de morale et de défense des droits de l’homme !
Que sait le grand public de la réalité de ce combat mené avec opiniâtreté – et pleine réussite - depuis des décennies? Rien ou pas grand-chose. Cela dit, en matière d’ignorance et de crédulité, la LICRA n’est de loin pas seule en cause. On pourrait remplir une encyclopédie avec tout ce que l’on cache soigneusement aux Français. Finiront-ils par ouvrir un jour les yeux ?

3) Votre livre au titre évocateur, La France LICRAtisée, va sans doute faire scandale. Il a vocation à éveiller les consciences, quels messages souhaiteriez-vous que les gens retiennent ?

Anne Kling : Dans les années 80, un numéro du Droit de Vivre (le journal de la LICRA) s’indignait d’un tract qui dénonçait (déjà !) « la démocratie LICRAtisée ». J’ai trouvé l’expression excellente, et l’ai adoptée derechef pour mon livre - en la transformant un peu - car elle exprime parfaitement la situation. Si l’auteur de cette expression, et du tract, me lit aujourd’hui, qu’il en soit remercié, à vingt ans de distance.
En fait d’éveil des consciences, j’ai surtout essayé de rétablir certaines vérités occultées ou déformées concernant les liens de la LICRA avec un régime communiste qui, bien que particulièrement nocif et pervers, reste mystérieusement épargné par la rage des repentances, les raisons du tabou qu’elle a jeté sur la période troublée de Vichy, qui mérite un jugement bien plus nuancé que ce qu’il est de bon ton d’affirmer péremptoirement aujourd’hui, ainsi que bien d’autres points qui concernent notre histoire plus actuelle. En fait, toute la période de notre histoire qui démarre à la seconde guerre mondiale a été soumise, en grande partie en raison des fortes pressions de la LICRA, à une lecture unilatérale, qui ne souffre aucun débat, ni aucune opinion contraire. C’est étouffant à la longue. Il serait salutaire que les Français se réveillent et que l’on cesse de confondre histoire et militantisme politique ou défense communautaire.

4) Jeune Alsace est, comme son nom l’indique, un mouvement régionaliste. Une question s’impose donc : l’Alsace est-elle licratisée ?

Anne Kling :  Je dirais même plus : l’Alsace est tout particulièrement licratisée. Dame ! n’a-t-elle pas une forte tendance naturelle à « mal » voter ? Il convient donc de la surveiller de très près, mais Dieu merci, ses (ir)responsables politiques et ses médias sont là pour y veiller. Tous plus serviles les uns que les autres à l’égard d’une LICRA locale qui a droit à tous les égards, y compris auprès de la justice.

J’en donne plusieurs exemples significatifs. Ainsi, pour assurer le suivi des lois dites antiracistes qu’elle a imposées, la LICRA entretient des contacts étroits avec la justice, les institutions politiques et la presse. Le Droit de Vivre va jusqu’à préciser benoîtement que les responsables locaux de la Ligue rencontrent mensuellement le procureur de la République pour des « échanges d’informations » et ajoute : « Depuis quelques années, le Parquet de Strasbourg nous avise d’ailleurs systématiquement lorsqu’il y a une procédure de racisme de façon à ce que nous puissions nous constituer partie civile ».
Les relations de la LICRA Bas-Rhin sont tout aussi idylliques avec la presse locale. Son responsable local ne souligne-t-il pas qu’il « écrit systématiquement à l’AFP et aux Dernières Nouvelles d’Alsace qui prennent le relais de manière excellente ». ?
Encore plus fort : c’est carrément dans les locaux du Conseil Régional d’Alsace que la LICRA locale se réunit en juin 2005, ce qui permettra aux DNA de titrer : « La LICRA se pose en partenaire privilégié du Conseil Régional ».

« Vous êtes le président exemplaire d’une région exemplaire » dira à cette occasion le responsable local de la Ligue, l’élu socialiste Raphaël Nisand, à Adrien Zeller, président de la Région. Qu’ajouter de plus à ce merveilleux tableau ?

5) Peut-on libérer le débat politique de l’emprise du discours « licratisé » ?

Anne Kling :
Vous parlez de débat politique. Où est-il, le débat politique ? Où est le débat sur les questions vitales qui intéressent l’avenir des Français et sur les choix de société possibles? J’observe que tous les candidats du système, avec une touchante unanimité, se gardent bien d’évoquer le fond des problèmes. Pour une bonne raison : tous sont, peu ou prou, exactement sur la même longueur d’onde et ne diffèrent que sur des broutilles. Car le système auquel ils appartiennent, et qui seul peut leur permettre de se faire élire, n’autorise plus de choix divergent. C’est bel et bien une forme de totalitarisme. Soft, je vous l’accorde, mais totalitarisme tout de même.

En l’état actuel des choses, et dans ces conditions, que l’an prochain sorte des urnes la « droite » ou la « gauche » - illusions destinées à faire croire à une possibilité de choix -ne présentera en réalité qu’un intérêt très limité pour notre pays. Pour ne pas dire nul. Pour le faire émerger de la chape de plomb sous laquelle il étouffe, il faudrait qu’il parvienne, d’une façon ou d’une autre, à se libérer de la pensée unique imposée par la gauche et se convertisse enfin au pluralisme politique. Mais un pluralisme et une démocratie réels et non d’apparence.

Nous ne serions plus là dans le registre de la réforme, mais bel et bien dans celui de la révolution.

Merci

Pour commander A4_Kling.2.pdf
d'Anne Kling - préface d'Alain Soral - Editions Dualpha/Déterna.

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