20.06.2008

DES FLAMBEAUX ILLUMINANT LA NUIT ALSACIENNE

 


Dans la soirée du 31 mai, de nombreux jeunes alsaciens (et même des Lorrains, c’est dire que nous sommes tolérants !) ont réalisé une montée aux flambeaux afin de commémorer la Constitution de 1911, qui avait donné à l’Alsace un Parlement et une Constitution. Avant d’entamer la montée vers les ruines mystérieuses d’un château comme notre Heimet en compte tant, hommage fut rendu à Ferdinand Moschenross, éternel combattant de l’Alsace, qui nous a quitté récemment. Aux cris de Elsass lebt, Elsass Frei !, nous espérons que Ferdinand aura entendu nos voix transpercer la nuit.

Eclairés par nos seuls flambeaux, ayant réussi l’exploit de ne néanmoins dénombrer aucun blessé malgré le terrain glissant, la colonne de flammes vacillantes est arrivée au sommet après une petite heure de marche. Au château, les pieds trempés par l’herbe fraîchement mouillée par les averses, mais remis de nos exploits physiques, il était venu le temps d’en apprendre plus sur les raisons de ce rassemblement (...et accessoirement de boire quelques verres de vin ou de bière, pour éviter la déshydratation !).

Lors d’un discours, au milieu de grands drapeaux Rot un Wiss, l’histoire de cette Constitution et du combat des Alsaciens pour être maîtres de leur destin fut narrée. En guise d’interlude, les plus courageux ont entamé le Fahnenlied, l’hymne alsacien, accompagné à la guitare. Oh, certes, vu de l’extérieur, c’est encore une torture pour les oreilles, mais le coeur y est, c’est l’essentiel, et bientôt nous maîtriserons nos chants alsaciens, enfin réappropriés.

 

Les grands résistants de l’histoire alsacienne ont ensuite été évoqués, leur combat pour que les Alsaciens se gouvernent eux-mêmes, et non qu’ils soient administrés depuis Paris ou Berlin, fut présenté. Mentionnons Joseph Rossé (chef de la Jungvolkspartei, grand mouvement de jeunesse de l’entre-deux-guerres), qui fut injustement emprisonné après la Seconde Guerre mondiale comme d’autres Alsaciens. Rossé mourut dans une geôle française loin de son Alsace, en 1951.

 

 

Voici pour le passé, ce passé qui nous rappelle que notre combat pour une grande Europe des Peuples prend racine dans des rêves déjà partagés par nos ancêtres. Toutefois, notre combat devra toujours s’ancrer dans la modernité. Le monde a changé, ce n’est pas seulement de la survie de notre Alsace dont il s’agit mais bien de la civilisation européenne dans son ensemble. L’Europe est en voie de disparition. Notre seul moyen de survivre : s’ancrer dans nos identités et refuser le melting-pot que l’on nous propose, que l’on nous impose...

 

Alsace, Europe, Résistance !

Elsass, Europa, Widerstand !

25.04.2008

Jacques Cordonnier, un nouveau président pour Alsace d’Abord

262105872.jpgLe comité directeur d’Alsace d'Abord a élu son nouveau Président. C’est à Jacques Cordonnier qu’il appartient désormais d’assurer l’avenir et le développement du mouvement régionaliste en Alsace en remplacement de Robert Spieler.

Ce choix est clairement une rupture et le point de départ d’un redéploiement, à la veille de la célébration du 20è anniversaire du mouvement en 2009.

Régional, régionaliste et européen

Alsace d’Abord entend revenir aux valeurs et aux principes fondateurs du mouvement : travailler au rayonnement de l’Alsace, défendre et enrichir ses spécificités, défendre nos intérêts vitaux et notre identité dans le cadre d’une action définie en région, en toute indépendance vis-à-vis de tout parti national.

Le mouvement régionaliste rappelle ainsi qu’il fut le premier à demander la fusion des Conseils Généraux et du Conseil Régional, et à soutenir le projet d’un Eurodistrict.

C’est d’ailleurs dans cette logique qu’il proposera prochainement aux élus locaux de se prononcer sur  le développement effectif d’une euro-région fonctionnelle et reconnue à l’échelle européenne, comme il en existe dans d’autres zones frontalières.

Sur la base d’un régionalisme clairement assumé, Alsace d’Abord entend ainsi rassembler sous sa bannière les partisans de l’idée d’une région forte qui ne se retrouvent aujourd’hui dans aucune autre formation politique.

Ancien conseiller régional, membre fondateur d’Alsace d’Abord, âgé de 57 ans, Jacques Cordonnier aura la tâche de restructurer le mouvement régionaliste et d’en faire un acteur incontournable de la scène politique alsacienne.

 

Le comité directeur d'Alsace d'Abord

www.alsacedabord.org

11.03.2008

Il y a une vie après les élections

476883852.jpgIl y a une vie après les élections
Fabrice ROBERT (www.blog-identitaire.com)

Le premier tour des élections municipales passé, quelques-uns ont oscillé entre la colère, le désarroi et le défaitisme. Les résultats seraient catastrophiques et la majorité des candidats des courants national et identitaire auraient été « laminés ».

Au-delà d’un contexte global qui n’était pas favorable, il faut avouer que les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur de nos espérances. Que ce soit à Nice, à Dreux, à Lomme, au Havre, à Aix-en-Provence, à Libourne, à Lunel, à Strasbourg, à Rombach-le-Franc ou encore à Saint Nabor, nous aurions bien voulu aligner des scores un peu plus conséquents.

Ceci étant précisé, il faut tout de même remettre en perspective nos candidatures avec ces élections. Lors des précédentes municipales de 2001, notre courant de pensée émergeait à peine. Cinq ans seulement après s’être structuré au travers du Bloc et des Jeunesses Identitaires, il est présent sur plus d’une vingtaine de listes. Mieux, les Identitaires sont désormais un courant à part entière du paysage politique français.

Certains esprits chagrins tentent de railler ou de minorer nos résultats, habitués qu’ils ont été aux scores importants alignés - dans le passé - par le FN. Nous n’avons pourtant pas à rougir de ces scores, honorables pour un premier combat municipal et obtenus dans un contexte de laminage électoral des forces patriotiques. Mais au-delà de ces querelles de chiffres, il est important de comprendre que nous parvenons à développer le courant identitaire sans grosse structure, sans subventions publiques, sans permanents et sans locaux, simplement avec nos tripes, notre courage et une volonté de fer. Et puis, si nos résultats oscillent entre 2 et 5%, n’oublions pas que le FN dépassait rarement la barre des 1% à ses débuts… Nos scores sont donc plutôt très encourageants pour un jeune mouvement.

Le cas de Nice est, à ce sujet, exemplaire. Le fait d’avoir pu constituer une liste de 69 noms est déjà une première victoire. Le score de 3,03% obtenu par la liste N.I.S.S.A. à l’élection municipale de Nice confirme l’implantation des Identitaires sur le plan local. En outre, aux élections cantonales, Philippe Vardon obtient 4,22% des suffrages et Benoît Loeuillet 5,09 %, devenant ainsi le premier candidat identitaire à dépasser les 5% à Nice. L’analyse de ces deux élections montrent que les Identitaires progressent de 700 voix (en six mois !) par rapport aux législatives. Et cette progression se fait malgré le contexte difficile déjà évoqué.

En revanche, le FN, sous les couleurs de qui Marie-France Stirbois avait obtenu 14% en 2001, s’effondre à 4,16%. Un chiffre qui n’a rien de réjouissant dans une ville traditionnellement favorable aux idées patriotiques et qui devrait inciter les cadres et militants locaux de ce parti à s’interroger sur la stratégie suicidaire imposée par Paris lors de la campagne ; En gardant en mémoire que, durant des mois, les Identitaires ont tendu la main et proposé l’union. Une union acceptée par Remy François, le secrétaire départemental du FN, mais sabordée par le Paquebot…

Alors que penser de ces élections ?

Celles-ci, nous l’avons toujours dit, ne sont pour les Identitaires qu’un moyen, qu’une étape, et non l’Alpha et l’Omega de la vie politique, comme cela l’a été trop souvent pour la droite nationale. Au-delà de résultats que d’aucuns pourront juger décevants, l’important est d’avoir pu – pour la première fois – présenter des listes et, ainsi, avoir accès aux « grands » médias. C’est une pierre supplémentaire posée dans l’édifice que nous construisons jour après jour. Et cet édifice ne va sûrement pas s’effondrer en raison de résultats électoraux en deçà de nos espérances.

L’une des faiblesses de la droite nationale électoraliste est de mesurer sa force et son existence politique à l’aune de son engagement sur le terrain électoral. Et une fois venu le temps des échecs, nombreux sont ceux qui sont tentés d’abandonner le combat politique.

Soyons clairs : nous pourrions demain accumuler les scores à 0,2 % nous n’en continuerions pas moins de lutter pour les nôtres. Car, pour nous, le combat n’est pas simplement électoral, il est total: accent mis sur l’enracinement local, développement du réseau associatif, prise de contrôle de médias alternatifs, priorité à l’action et à une présence permanente sur le terrain, opérations d’agit-prop menées dans une logique de « franc-tireur » pour sensibiliser l’opinion, etc. Mais aussi, à l’occasion, candidatures aux élections pour faire profiter le courant identitaire d’une fenêtre médiatique.

Les Identitaires, c’est tout cela ! Les élections se terminent. Nous en sortons riches d’expériences nouvelles. Le combat se poursuit, sous toutes ses formes. La plupart des dirigeants identitaires sont trentenaires. Nous avons le temps, nous avons de l’énergie à revendre. Nous avons l’avenir devant nous !