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02.07.2009
Une prison à Issenheim ?
Une balafre sur une carte postale.
Issenheim, nom qui évoque irrésistiblement un haut lieu touristique alsacien : pensez-donc,le point de départ de la fameuse route des vins, le début du Piémont Alsacien, comme les guides pour voyageurs ont baptisés ce havre viticole.Car cette bucolique région n'est pas seulement une attraction touristique, mais également partie prenante dans l'économie agricole, les vignes y sont plantées et fournissent de savoureux crûs depuis des générations.
Issenheim, en langue alsacienne, signifie littéralement: "maison en fer". Seulement,il ne s'agit pas d'une maison de fer que le ministère de la Justice escompte construire, au sein de ce charmant paysage,mais plus prosaïquement une maison d'arrêt. Prison dont les dimensions seront à la mesure de la beauté du site, puisque la superficie à bâtir sera de l'ordre de quelques 15.000 mètres carrés !
Inutile de préciser qu'en guise de vendange,c'est l'arrachage des pieds de vigne qui battra son plein.Inutile,non plus,de préciser la balafre sur l'image de carte postale que ce centre pénitentiaire fera subir à l'environnement.
Alors, en toute connaissance de cause,peut-on qualifier de logique et réfléchie la solution Issenheimoise, d'une centrale d'arrêt ? Certes, la nécessité d'une nouvelle maison pénitentiaire est devenue criante. Les prisons de Colmar et Mulhouse étant depuis longtemps surpeuplées et vétustes. Certes,la conjoncture économique impose d'investir dans le Bâtiment, secteur particulièrement sinistré, s'il en est.
Seulement le choix de la localisation aurait pu être plus judicieusement définit. Ainsi, force est de constater que non seulement la solution d'Issenheim est inadéquat économiquement, car elle constitue un frein à l'activité agricole et touristique, mais également au niveau de la logique géographique de l'implantation. En effet,les statistiques démontrent que les foyers de délinquance sont essenciellement urbain, il serait, par conséquent, plus efficient d'implanter les prisons aussi prèts que possible des départs d'incendies criminels. Un autre argument milite en ce sens:la proximité de voies de transports facilement accesibles.Les transferts de prisonniers s'effectueront avec plus de sécurité à proximité de grands échangeurs facilement controlables. D'autre part, l'exercice du droit de visite, pour les familles des prisonniers, s'en trouvera également facilité.
D'autres solutions existent, avec l'avantage d'un coût moindre pour le contribuable alsacien, la base aérienne désaffectée de Meyenheim en est une parmis d'autres. En tout état de cause, les zones industrielles a proximité des centres urbains seraient nettement plus aptes a recevoir ce genre de construction.
Jeune Alsace
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