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30.11.2008

Immigré espagnol : "si tu penses à rentrer..."

En Espagne, le gouvernement socialiste de Zapatero, champion de la régularisation massive de clandestins, incite désormais les immigrés à rentrer chez eux.
On croyait qu'ils étaient venus sauver l'Europe. On croyait que sans immigration extra-européenne l'Europe ne pourrait plus se développer. Or, voilà que des socialistes mondialistes expliquent à leurs chouchous qu'ils ne sont plus les bienvenus dans le pays.

L'emploi d'un immigré serait-il un emploi volé à un autochtone ? Il semblerait que le gouvernement espagnol fasse ce calcul fort simple. Pourtant, on nous a si longtemps rabaché qu'un immigré ce n'était pas un emploi en moins mais une richesse en plus.

La crise est là, la récession pointe son nez, et le taux de chômage est passé au-dessus de la barre des 10%. Il y a 64048 chômeurs immigrés de plus que l'année dernière. Sans compter que, selon un récent sondage, deux Espagnols sur trois pensent qu’il y a « trop d’immigrés dans leur pays ».

Forte de ce constat et de l'assurance que ses concitoyens ne portent guère les immigrés dans leur coeur, la ministre socialiste du travail a proposé aux immigrés au chômage de percevoir leurs Assedic en deux tranches s'ils se portent volontaires pour un rapatriement. Cela leur permettrait de toucher 40% de leurs allocations chômage avant le départ et 60% une fois arrivées dans leur pays. Pour être bien certain que les immigrés partent, les Espagnols ont décidé de les payer ! Une fois de retour chez eux, ces ex-immigrés devront renoncer à leur permis de séjour et de travail en Espagne.
Bien sûr, les immigrés voyageront aux frais de l'Etat espagnol (donc du contribuable), à hauteur de 450 euros. Chaque Espagnol pourra se dire qu'il a un peu participé au départ d'un immigré. On ne peut qu'admettre que dans cette optique, les impôts des citoyens espagnols sont bien utilisés !

D'après différentes enquêtes, ce sont 20 à 50% des étrangers vivant en Espagne qui seraient prêts à partir. Une campagne de communication sera lancée avec le slogan : "Si tu penses à rentrer...".

Les socialistes espagnols envisagent aussi de durcir la politique de regroupement familial. Ce que la droite "décomplexée" de Sarkozy n'a pas osé faire. Il est vrai que le patronnat est bien trop friand de main d'oeuvre bon marché et que beaucoup de Français s'imaginent encore que Sarkozy cherche à réduire l'immigration. On a le gouvernement qu'on mérite...

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