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31.10.2007

Nous recommandons la lecture de : L'antigermanisme en France et en Alsace, jusqu'en 1945, un livre de Bernard Wittmann

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30.10.2007

Numéro 1 hors-série de Synthèse Nationale

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A l'occasion du colloque organisé sur le thème de la défense de notre identité le samedi 27 octobre à Paris est édité un numéro hors-série exceptionnel de Synthèse nationale dans lequel 25 personnalités (parmi lesquelles Fabrice Lauffenburger, Président de Jeune Alsace) de la droite nationale et identitaire répondent aux questions de Chantal Spieler.

Ce numéro est postfacé par Filip Dewinter, porte-parole du Vlaams belang et député d'Anvers.

Vous pourrez vous procurer ce numéro en le commandant (téléchargez le bulletin) ou à la librairie Primatice, 10 rue Primatice Paris XIIIème (métro Place d'Italie). 

29.10.2007

Agenda de Jeune Alsace

Week-end 10-11 novembre : participation à la Convention Identitaire, avec intervention du Président de Jeune Alsace

Week-end 24-25 novembre : week-end de formation

Vendredi 14 décembre : solstice d’hiver en Alsace avec des camarades européens

22.10.2007

Devinette : quelle affiche a le mieux marché?

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18.10.2007

Entretien exclusif avec Filip Dewinter, député flamand du Vlaams Belang

Filip Dewinter : « Les Flamands se rendent de plus en plus compte des opportunités que pourrait créer une Flandre indépendante »

Qui ne connaît pas Filip Dewinter ? Député flamand, Chef de file des identitaires flamands, il est le leader du Vlaams Belang à Anvers. Combattant de toujours, militant depuis son plus jeune âge, il a un regard pertinent sur l’Europe et ses régions. Connaissant bien l’Alsace, il suit et soutien de près le combat d’Alsace d’Abord. Alors que la Belgique traverse une grave crise politique et institutionnelle, nous nous devions d’interviewer celui qui, entouré de l’ensemble des élus et membres de son parti, fait souffler « l’esprit flamand ».

Alsace d’Abord : Filip Dewinter, récemment les internautes alsaciens ont pu vous voir sur une vidéo alors que vous étiez interpellé par la police belge lors d’une manifestation contre l’islamisation de l’Europe. Que s’est-il passé ?

Filip Dewinter : Le maire de Bruxelles - un élu socialiste - avait interdit une manifestation contre l’islamisation de l’Europe prévu à l’occasion du 11 septembre dernier. Cette manifestation était organisée par SIOE (Stop Islamisation Of Europe), une organisation Danoise. Nous soutenions évidemment cette manifestation tout a fait légitime.

Nous nous sommes rassemblés place Schumann, au cœur du quartier Européen de Bruxelles. Cinq minutes après nous étions arrêtés par la police et emmenés. En tout une dizaine de parlementaires belges et européens ont été ainsi arrêtés parce qu’ils osaient manifester contre l’islamisation de l’Europe, un 11 septembre, dans la capitale de l’Union Européenne. Ces arrestations sont la preuve que nos villes sont en effet en train de s’islamiser. Le maire socialiste est ici tributaire des électeurs issus de l’immigration et ceux-ci sont de plus en plus nombreux. La liberté d’expression n’a pas été, ce jour-là, la priorité des élus socialistes de la capitale européenne.

AA : Ce durcissement n’est-il pas un signe de la fin du système belge ?

Filip Dewinter : La démocratie en Belgique est vraiment en danger. Dans la capitale de l’Europe il n’est plus possible de manifester contre l’islamisation. Mais il y a pire. Le Vlaams Belang, le second parti flamand avec 24% des suffrages et presque un million d’électeurs, est exclu par les autres partis. Les membres du parti sont exclus des syndicats, la presse nous diabolise. Le Vlaams Belang subit un procès politique après l’autre. La Belgique n’est plus une démocratie.

AA : Les médias français n’évoquent que partiellement le fait qu’une crise grave frappe actuellement la Belgique. Pouvez-vous en quelques mots, la résumer ?

Filip Dewinter : Le 10 juin dernier nous avions des élections législatives en Belgique. Près de 4 mois plus tard il n’y a toujours pas de gouvernement fédéral. Selon moi, cela tient à deux raisons principales : les Wallons refusent tout compromis avec les Flamands et l’opinion publique Flamande c’est radicalisée les deux dernières décennies.

Et si les autres partis Flamands ont changé leur programme et ont radicalisé leurs positions sur les problèmes communautaires, c’est grâce au Vlaams Belang. Un consensus entre Flamands et Wallons devient des lors de plus en plus difficile à obtenir. Pour que la Belgique survive à cette crise il faudra un compromis et je crains que finalement les démocrates-chrétiens et les libéraux Flamands finissent par abandonner pratiquement toutes leurs exigences communautaires. Alors un nouveau gouvernement Belge sera possible. La Flandre continuera à payer pour la Wallonie socialiste. L’indépendance de la Flandre n’est donc pas encore pour demain.

AA : Dans ces conditions, quelles sont, plus que jamais les revendications du Vlaams Belang ?

Filip Dewinter : Plus que jamais nous voulons l’indépendance de la Flandre. La Flandre est parfaitement capable de devenir un état indépendant dans l’Union Européenne.

Nous avons à peu près le même nombre d’habitants que le Danemark qui est un membre de l’Union Européenne à part entière. Le 10 septembre dernier, le parlement régional Flamand s’est réuni à la demande du Vlaams Belang. Nous avons ainsi obtenu une réunion de l’assemblée plénière du parlement Flamand sur notre proposition de référendum concernant l’indépendance. Malheureusement les autres partis ne nous ont pas suivi et nous n’avons pas obtenu de majorité pour ce référendum.

Néanmoins ce fût un succès. La scission de la Belgique a été pour la première fois un sujet de débat dans une assemblée parlementaire. Il y a quelques années cela aurait été impensable. Il y a donc une évolution des esprits. Les Flamands se rendent de plus en plus compte des opportunités que pourrait créer une Flandre indépendante.

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AA : En France, le système tend également à institutionnaliser le bipartisme. Les élections à la proportionnelle empêchent l’expression forte d’un régionalisme identitaire. Quels conseils donneriez-vous aux régionalistes d’Alsace d’Abord ?

Filip Dewinter : Les élections à la proportionnelle pratiquées ici sont, selon moi, plus démocratiques que le système électoral français.

Grâce au système à la proportionnelle, le Vlaams Belang est devenu un parti avec des représentants dans les parlements, les conseils régionaux et les conseils communaux. A cause du ‘cordon sanitaire’ - un accord entre les autres partis pour ne pas former de coalitions avec le Vlaams Belang - nous n’avons pas encore eu l’occasion de participer au pouvoir.

Notre présence forte dans l’opposition oblige néanmoins les autres partis à changer leur programme et leurs priorités politiques. Ils veulent coûte que coûte récupérer leur million d’électeurs perdu au profit du Vlaams Belang. Notre action au cours des 30 dernières années n’est pas passée inaperçue en Belgique. C’est le moins qu’on puisse dire.

Nous connaissons le travail d’Alsace d’Abord et reconnaissons l’engagement de ces élus et dirigeants pour le régionalisme et l’identité alsacienne. Battez-vous encore, car vous avez raison !

AA : Comment voyez-vous l’avenir de l’Europe ? Par quelles réformes de fond faudrait-il passer ?

Filip Dewinter : Le Vlaams Belang est pour une Europe des régions. Cela veut dire que l’Europe doit accorder une autonomie aussi grande que possible aux états membres et même aux régions.

Mais ce que nous constatons, c’est que l’Europe est, a contrario, de plus en plus centraliste. La Commission Européenne s’investit dans des domaines comme la politique culturelle, sociale et économique, l’enseignement, l’environnement, etc. De cette façon, la Commission Européenne renforce ses pouvoirs. C’est en fait une atteinte à la démocratie, à la liberté d’expression et au pouvoir des gouvernements des états membres.

Plus les bureaucrates Européens s’agitent, moins les vrais problèmes trouvent des solutions. Je pense par exemple au problème de l’immigration, de l’ouverture des frontières, de l’islamisation de notre continent. D’ailleurs, au mois de janvier le Vlaams Belang va lancer une initiative Européenne « Villes Européennes contre l’islamisation ». Nous espérons rassembler les forces nationalistes et identitaires de plusieurs villes Européennes pour combattre ensemble l’islamisation de l’Europe.

AA : Retour en Flandre. Comment va le Vlaams Belang, quelles seront les prochaines campagnes et actions de votre mouvement ?

Filip Dewinter : Le Vlaams Belang va très bien, merci. En 2008 notre parti fêtera ses 30 années d’existence. Nous allons fêter ça, naturellement. Les festivités commencent d’ailleurs le week-end des 8 et 9 décembre prochains avec une grande fête à Anvers.

Nous menons actuellement des actions fortes concernant l’avenir de la Belgique et l’islamisation de nos villes. Deux campagnes sont en cours : « Peuple, devient état ! » qui évoque la scission de la Belgique et l’indépendance de la Flandre et « Stop à l’islamisation. Pas de mosquée dans mon quartier » qui concerne l’islamisation de nos villes, et en particulier Anvers qui est la plus touchée par l’immigration massive en provenance des pays musulmans.

Filip Dewinter, merci et bonne chance dans votre combat pour l’identité flamande et européenne.

Propos recueillis par G.Wurtz pour Alsace d’Abord : www.alsacedabord.org

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