16/05/2013
Montée aux flambeaux 2013
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08/05/2013
L'ALLEMAGNE DEMANDE LE RAPATRIEMENT DE SON OR !
Alors que Sarkozy a vendu 1/3 du stock d'or français sur les marchés (en 2004) pour sauver le dollar - décision criminelle qui sera lourde de conséquences lorsque les monnaies papiers seront terrassées par une crise de confiance - on apprend que l’Allemagne (comme de Gaulle en 67) "demande le rapatriement de son or physique. Officiellement, cette demande répond à une pression populaire. Les médias précisent que le rapatriement des 300 tonnes sur les 1 500 détenues aux Etats-Unis se fera en sept ans."
Ce genre d'info anodine laisse supposer que les dirigeants allemands envisagent une crise monétaire à moyenne échéance... autant dire qu'ils se positionnent dans une double perspective : mort de l'euro et mort du système de change flottant, autant dire un bouleversement économique titanesque...
On ne sait évidemment pas quand tout cela va s'effondrer, ni dans quelle mesure ce sera brutal ou une lente décrépitude mais si l'on peut donner à un conseil à nos camarades ayant un petit pécule, ce serait le suivant : ça sent le roussi ! Organisez une belle sortie de votre patrimoine des banques et dispersez-vous, achetez vite du réel : immobilier, foncier, métaux précieux, bouteilles vins, antiquités et si vous êtes d'humeur généreuse soutenez des associations. Utilisez cet avantage que vous avez de pouvoir prendre la mesure des choses avant que ce ne soit une évidence pour le commun des mortels. Quant à ceux qui sont trop jeunes, alertez vos parents. Quant à ceux qui sont trop pauvres, c'est enfin une bonne nouvelle, vous êtes au top de la préparation psychique.

Source :
http://www.atlantico.fr/decryptage/carnage-marche-or-econ...
16:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07/05/2013
NRH EN KIOSQUE
Le dossier central est consacré à ces défaites glorieuses qui s'avèrent parfois fondatrices. On peut y lire, notamment, des articles d' Alexandre Neviaski ("Camerone : 150 ans"), de Mathilde Tingaud ("Le sacrifice des Spartiates"), de Bernard Fontaine ("Roncevaux; De l'histoire au mythe"), de Jean Tulard ("La gloire de Waterloo"), de Dominique Venner ("Stendhal, le chant des causes perdues"), de Charles Vaugeois ("Remember Alamo ! "), de Max Schiavon ("1954 : Dien Bien Phu") et de Philippe Conrad et Charles Vaugeois ("De l'Europe au Japon : des défaites fondatrices").
Hors dossier, on pourra lire, en particulier, deux entretiens, l'un avec l'historien Thierry Lentz ("De Bonaparte à Napoléon") et l'autre avec Arnaud Leclercq ("Géopolitique de la Russie"), ainsi que des articles deBernard Fontaine ("Archéologie des croyances guerrières"), de Jean Mabire ("Le Suédois Sven Hedin, un maudit au Tibet"), de Javier Portella ("Quelle langue pour l'Europe ? "), de Philippe d'Hugues ("Jacques Lemarchand, un témoin des années noires") et de Claude Bily ("Alphonse de Châteaubriant") et la chronique dePéroncel-Hugoz.

19:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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03/05/2013
MANIF POUR TOUS SAMEDI 4 MAI 14H


Jeune Alsace invite ses militants et sympathisants à prendre part à la dénonciation de cette société qui marche sur la tête. Nos dirigeants, au nom du progressisme, détruisent les fondements de la société traditionnelle. A notre sens, ça n'a rien d'un progrès !
18:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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02/05/2013
VIGILANCE HALLAL
Une initiative que nous relayons : Vigilance Hallal.
L’objectif de Vigilance Halal est de fournir les outils de compréhension du phénomène du Halal et de sa progression au sein de nos sociétés. Vigilance Halal vous donne des réponses précises sur tous les aspects du Halal.
Il est un « poste de veille » pour tous les citoyens désireux de comprendre, et c’est à ce titre que nous vous demandons de nous alerter pour toute information sur le sujet, de façon interactive.

Une liste d'abattoirs non-hallal est notamment fournie...un comble ! En fait aujourd'hui il y a plus d'abattoirs à abattre les animaux dans le rite musulman que selon la technique normale. Surtout, il semblerait qu'il n'y ait PLUS AUCUN ABATTOIR EN ALSACE QUI NE PRATIQUE PAS LE HALLAL !!!
L'abattage hallal est une souffrance intolérable car inutile infligée aux animaux, d'autant que l'élevage industriel qui est bien une invention occidentale est déjà une saloperie. Mais plus encore, la propagation de la nourriture hallal est une marque très concrète de l'invasion. Nous adaptons nos coutumes à la culture étrangère : ça s'appelle être colonisé.
Le site internet : http://vigilancehallal.com

17:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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01/05/2013
CET AMI QUI NOUS VEUT DU MAL...
Les Editions Fayard ont récemment publié un ouvrage éclairant intitulé Le Vilain Petit Qatar. Une lecture conseillée pour en apprendre un peu plus sur cette forme très inédite d'islamo-impérialisme.
" Avec ses milliards de dollars à investir, le petit émirat qatari achète le PSG, finance des plans de sauvetage pour nos banlieues, soutient notre marché immobilier et entre au capital de nos entreprises : Saint-Qatar, sauvez-nous de la crise !, implorent nos responsables politiques de tous bords. Mais pour quelles raisons le Qatar se montre-t-il si généreux avec la France ? Que risquons-nous à accepter les cadeaux d’un tel « ami » ?
Il y a moins d’un siècle, cette péninsule grande comme la Corse n’était qu’un repaire de pêcheurs de perles. Depuis que le gaz a surgi sous ses pieds, ce nain est traité en géant et sa télévision, Al-Jazeera, considérée comme le lieu de la libre expression proche ou moyen-orientale. En plongeant dans les secrets du sérail qatari, ce livre révèle les impostures de l’Émir et de son clan.
Non, ce champion des colloques sur la corruption n’est pas un modèle de vertu quand lui-même lave l’argent des dictateurs !
Non, cet État qui a soufflé sur les braises du printemps arabe n’a jamais sponsorisé un islam tolérant, pas plus dans nos banlieues qu’au Nord-Mali !
Derrière la vitrine occidentale, c’est un ogre wahhabite qui tient la caisse. "
22:06 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29/04/2013
Pas de Yankees dans l'Eurocorps !
L'idée d'une Europe de la défense est belle et surtout intelligente, dans un contexte international où les armées nationales européennes vont peser de moins en moins face aux blocs régionaux émergents (Inde, Brésil, Chine) et les éternels Etats-unis (ou plutôt les Anglo-Saxons, on peut y inclure la Grande-Bretagne et le Canada). Mais, encore une fois, notre machin technocratique mondialiste appelé faussement Union Européenne a failli à cette mission, sauf à considérer comme un embryon d'armée européenne l'Eurocorps, qui intègre cependant des éléments turcs au sein de ses effectifs.
L'Eurocorps a en fait été créé en 1995 par cinq pays, à la base d'une initiative franco-allemande étendue à la Belgique, l'Espagne et le Luxembourg. Son siège est à Strasbourg, au Neuhof, avec environ 1000 militaires. Ce corps d'armée pouvant fournir théoriquement jusqu'à 60 000 hommes a ensuite reçu l'apport de troupes issues de la Grèce, de la Pologne, de la Turquie et de l'Italie. Outre le fait qu'il n'a participé qu'à des causes très discutables servant les intérêts américains (Bosnie, Kosovo, Irak), l'Eurocorps intègre donc un pays non européen et n'est qu'une force d'appui assujetie à la politique étrangère des Etats-membres.

Au moins, aurait-on pu se dire, voici une force de frappe modeste qui ressemble de loin à une armée européenne. Il faut bien commencer un jour ! Sauf que, une énième fois, cette organision militaire est convoîtée très officiellement pas la main-mise américaine. A croire qu'avec ce culot les Yankees se sentent en Europe chez eux. Vu le comportement de larbin de l'Union européenne, ils auraient effet tort de penser le contraire.
Dans un des multiples rapports de la commission des Affaire Européennes de l'Assemblée nationale par les députés Joaquim Peuyo (socialiste, Orne) et Yves Fromion (UMP, Cher), on apprend une idée pour le moins hallucinante concernant la relance de l'idée d'Europe de la Défense : intégrer les Etats-Unis parmi les Nations associées, au même titre que la Grèce, l'Italie, la Pologne et la Turquie. Ce seraient eux qui le réclament. Mais bien sûr ! Les Etats-Unis et la Turquie dans l'Europe de la défense et la boucle est bouclée ! Pourquoi ne pas intégrer Israël aussi ?

Cette Europe là n'est décidément qu'une vaste fumisterie mondialiste où la notion d'identité et d'intérêts proprement européens est constamment ridiculisée. On a l'impression que la construction européenne n'est parvenue dans son délire libéral qu'à permettre aux Etats-Unis d'étendre leur influence sur notre continent et aux produits chinois d'inonder nos marchés locaux d'une concurrence déloyale. Et quand on parle de "défense", c'est-à-dire de protection des fameux "citoyens" européens, on se rend compte que là encore, la seule entité ressemblant à une potentielle armée européenne part en mission défendre les intérêts américains en compagnie des Turcs. Tragique. Il y a franchement de quoi se marrer grassement pour tous les détracteurs de l'idée européenne et de quoi enrager pour ceux qui pensent que l'Europe, la vraie, pas le machin mondialiste, est l'unique issue pour la sauvegarde des peuples européens.
En tout cas, un seul mot d'ordre : pas de Yankees dans l'Eurocorps !
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26/04/2013
Le Qatar n'aime pas l'anatomie grecque
En décidant d'organiser une grande exposition sur l’histoire des Jeux olympiques de l'Antiquité à nos jours, le Qatar entendait promouvoir sa candidature à l'édition de 2024, et établir un "pont de l’amitié" avec la Grèce, selon les termes du secrétaire d'Etat à la culture grec. Mais le refus de l'émirat d'exposer des statues représentant des jeunes hommes nus, comme l'étaient les athlètes olympiques de l'Antiquité, a quelque peu brouillé le message. La statuaire grecque antique a même été censurée dans le catalogue de l'exposition.
L'affaire peut paraître anecdotique mais elle en dit bien long sur ce petit Etat dont l'argent inonde le monde, qui s'achète des palaces et des clubs de foot en Europe histoire de montrer dans un trip islamo-bling bling de mauvais goût que la Vieux monde sera bientôt la propriété d'ancien bergers de la péninsule arabique. Avec son argent, le Qatar est désormais capable de se payer la coupe du monde de football en 2022 alors que même notre Racing, pourtant bien moribond, serait surement à même d'y gagner le championnat.
Rappelons pour ceux qui ne parlent pas grec ancien tous les jours que le mot "gymnos", d'où découlent les mots "gymnase" et "gymnastique", signifie "nu". La nudité était un des fondements de la culture olympique originelle à Olympie, datant de 776 av. J-C. Regrettons-le ou non, les moeurs évoluent et désormais les nageurs, par exemple, n'ont même plus de maillots de bains avantageux mais des tenues hydrodynamiques pas franchement glamour. Néanmoins, il est choquant de pouvoir ainsi mépriser la statuaire grecque antique, de prétendre vouloir organiser des Jeux Olympiques alors que la simple vision d'un sexe, absolument commune dans les société européennes antiques, est perçue comme obscène par l'intolérante société wahhabite. C'est une démonstration de mépris envers la culture antique et européenne en général lorsque l'on prétend souhaiter organiser des "Jeux Olympiques", qui ne sont encore une fois qu'un prétexte à étalage d'argent.
Tout cet étalage d'argent qatari dans le monde tend d'ailleurs à faire oublier des investissements plus discrets mais soutenus par nos pouvoirs publics : le Qatar va aider les banlieues françaises "pauvres" à créer des entreprises en contribuant à un fonds approuvé par le nouveau gouvernement socialiste. La mise prévue est de 50 millions d'euros. L'Islam wahhabite finance donc désormais très gracieusement nos banlieues dans lesquelles le public sera probablement très réceptif. Cet argent permettra de financer les futures élites de la République afin que le remplacement de population puisse se faire également par le haut. Eh oui, c'est ça la France...

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22/04/2013
BOULIMIE DE LA CUS A FEGERSHEIM-LIPSHEIM
La Communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S) et le Port Autonome de Strasbourg (P.A.S) veulent installer entre Fegersheim et Lipsheim une zone d’activité à dominante logistique en deux tranches de 50 ha chacune. Strasbourg désire développer l’habitat vers le Rhin en direction du Port Autonome, ce qui nécessite qu’une partie des entreprises du P.A.S. déménagent. C’est ainsi que la C.U.S. et le P.A.S. ont jeté leur dévolu sur le ban agricole de Fegersheim-Lipsheim, disposant d’une surface d’environ 130 ha d’un seul tenant entre RD 1083 et voie de chemin de fer. Ces terres sont actuellement dévolues à l’agriculture. Depuis fort longtemps également, un projet de lotissement géant (du genre des monstres sortis de terre à Entzheim et Holtzheim) était également dans les tiroirs pour cette zone, afin de satisfaire la demande des rurbains de la périphérie strasbourgeoise.

Mercredi 17 avril, les agriculteurs de Fegersheim-Ohnheim, soutenus par leurs homologues lipsheimois et escoviens mais aussi par l’association fegersheimoise de sauvegarde du patrimoine et d’une partie des habitants du secteur, ont manifesté leur refus au projet de la zone d’aménagement concerté (ZAC), tel que défini par la CUS. Avec les remorques de leurs tracteurs, les agriculteurs ont notamment déployé des bâches sur lesquelles on pouvait par exemple lire : « non à la disparition des terres agricoles, utilisons d’abord les friches industrielles ». Ces bâches sont encore déployées le long la RD 1083.

Cette affaire illustre une problématique bien plus générale, qui touche l’Alsace en particulier, celle de l’étalement urbain. Les villes et villages sont généralement avides d’habitants selon deux principales équations très simples :
- Celle de l’intérêt général communal : + d’habitants = + d’argent dans les caisses de la commune
- Celle de la somme des intérêts personnels du conseil municipal : + d’habitants = + d’argent dans les poches de ceux qui ont des terrains à viabiliser.
Dans le cas de Lipsheim, ce conflit pose aussi la question de l’intérêt d’adhérer à la Communauté urbaine de Strasbourg, si c’est pour se voir ainsi imposé des projets titanesques.
Juste un chiffre simple : nous consommons en Alsace deux fois plus de terres qu’en Allemagne, où la population est plus nombreuse et l’économie plus forte.
On pourrait se dire que construire, toujours construire, c’est un cercle vertueux où tous les acteurs se retrouvent satisfaits : l’Etat, qui encourage la construction de logements, la commune qui va empocher plus de taxes, les promoteurs qui achètent à bon prix des terrains jusque là sans grande valeur à des propriétaires ravis de cette divine providence. Quant aux nouveaux arrivants, ils emménagent dans une zone où le goudron est immaculé et où cela sent encore bon la peinture chimique. Cerise sur le gâteau, construire c’est soutenir le secteur du bâtiment et donc maintenir, voire créer des emplois. Champagne ! Décidément, c’est comme l’économie de marché, surtout n’intervenons pas, une main invisible bienveillante règle tout comme une horloge comtoise.
Oui mais voilà, cette somme d’intérêts particuliers n’est pas l’intérêt général, loin de là. La plaine d’Alsace est l’une des régions les plus densément peuplées de France. Elle possède également parmi les meilleures terres agricoles. Or, la plupart des gens sensés le savent, dans la situation de crise qui ne fait que commencer, la relocalisation de la consommation est une des données clefs. Il est inconcevable que nous gâchions des terres agricoles pour y installer des habitants, encore moins des industries, comme c’est le cas dans le projet de Lipsheim. Nos terres sont continuellement grignotées par des
zones artisanales, sous prétextes qu’elles amènent des taxes, des emplois. L’argent amène une vision de court terme tragique et la faiblesse de la réflexion de l’aménagement de nos territoires engendre un champignonnage de centres commerciaux immondes, agrémentés de parkings géants. D’une manière générale, nos paysages ont été plus agressés durant les cinquante dernières années que durant les cinquante derniers siècles. C’est un constat impressionnant. Les routes élargies, démultipliées, l’assèchement des zones humides, le remembrement, les pylônes divers, les antennes et puis surtout les supermarchés, les zones artisanales et commerciales…L’empire du hangar ne cesse de gagner du terrain sur les derniers vergers et villages, les petites troupes du commerce de proximité ne pouvant guère y résister, engendrant la création de champignons urbains difformes s’agglutinant autour du Leclerc ou du Auchan, cathédrales new age. Maman et Papa trimant chacun de leur côté pour conserver un niveau de vie décent au regard de la norme, il faut bien optimiser le peu de temps libre en gagnant du temps pour faire ses courses ou manger mac do. Mettez en fond de ce tableau surréaliste des vastes étendues géométriques de champs parsemées de lignes haute-tension, surplombant un habitat paysan moderne désormais dispersé au milieu du maïs, et vous obtenez une œuvre typique de la plaine d’Alsace contemporaine.
Les agriculteurs construisent désormais au milieu des champs, un habitat dispersé jusque là inconnu en Alsace
Depuis l’Antiquité et jusqu’à la fin du XIXème siècle c’est l’homme éternel des temples et des cathédrales qui a dominé, un homme ancré dans la tradition, un contemplatif des champs dont le repos était fait de pain et de vin. Il puisait sa réflexion dans l’observation, tout en lenteur, modelant en douceur l’héritage des générations passées. Non qu’il fut forcément un esthète éclairé ou implacablement réfractaire au changement. De l’éducation, des changements, il y en avait peu. Sa condition modeste le condamnait à se connaître lui-même. L’homme pressé de ce siècle, avide de vitesse et de technologie au service de son confort, psychologiquement instable, médicalement assisté, n’est encore qu’une étoile filante. Cet homme moderne a dépassé Dieu, sans pour autant consacrer l’ambition nietzschéenne de devenir son propre maître. Il est devenu l’esclave d’innombrables idoles matérielles qui ne le rendent pas plus libre. Cela l’amène, dans le cas qui nous intéresse, à sacrifier les besoins primordiaux que sont les terres agricoles sur l’autel du développement économique, s’imaginant que le capitalisme mondialisé le prémunit de la faim. Grossière erreur.
Bien sûr, on nous dira qu’il n’y a pas de solution à part construire des grattes-ciel pour gagner de la place en hauteur, car il faut bien loger les gens. Et puis, il faut des emplois, qui peut être contre les emplois…ça génère de l’économie…ça génère de la croissance, c’est merveilleux les zones industrielles, les zones commerciales, les zones artisanales. Vive les zones quoi ! Mais au train où les choses vont, c’est à croire que la vision de nos politiques les pousse à imaginer un monde futur où l’on vivra tous dans une vaste conurbation urbaine. Les quelques espaces verts seront devenus des zones sacralisées, pourquoi pas payantes. On se nourrira de produits importés de ces fameux pays en voie de développement, à moins que d’ici là l’Europe ne soit devenue un continent en voie de sous-développement. Heureusement, les économistes et les grands positifs nous diront que tout temps, l’innovation technique a permis aux hommes de dépasser les difficultés. Génial, on bouffera peut-être de la nourriture chimique sous perfusion histoire de se requinquer après une bonne rando virtuelle sur la dixième version de la Playstation. Continuer le développement urbain outrancier, c’est vers ce genre de post-modernité que cela nous mène. Ca ne fait pas rêver. Pourtant, nos politiques sont intrinsèquement incapables, pour la plupart, de se doter d’une vision à long terme : la nécessité de la réélection les pousse à satisfaire les espoirs des électeurs, toujours. Comment aller expliquer à des électeurs que tout leur mode de vie est à revoir alors que la société dans son ensemble est tournée vers l’augmentation du pouvoir d’achat et la consommation…
Pourtant, les solutions sont très simples, même si elles paraissent extrêmement complexes à ceux qui pensent, presque inconsciemment, que la modernité implique de croître toujours plus, de s’étaler toujours plus.
La première solution consiste en un retournement total des valeurs et modes de vie. Le programme serait en gros « on va en chier mais on ne sera pas plus malheureux pour autant ». Des générations nous précédant ont bien vécu avec beaucoup moins. Ils n’avaient pas de Blackberry mais des fusils, des cannes à pêche, des bêches, des animaux…et finalement on était content lorsqu’on dépassait le stade du misérable (de la viande dans l’assiette, le pied). Le bonheur est un truc éminemment complexe mais une quête partagée par l’ensemble du genre humain. Pour Aristote déjà, c’était là le but du politique, le bonheur tout simplement, ou du moins y tendre ! Il est le sens de l’existence de tout un chacun. Or, nos sociétés modernes semblent moins « heureuses » que les anciennes, où l’on crevait pourtant de syphilis et où les 35 heures se faisaient en trois jours, aux champs. Mais même si ce constat de l’échec de la société capitaliste est partagé par beaucoup, on n’inverse pas les mécanismes comme cela. D’autant qu’on ne revient jamais en arrière et qu’une société se réinvente, elle ne copie pas de modèles passés. La crise économique aidant, il faudra bien réinventer, pas le choix. Si c’est fait dans l’anarchie et la précipitation, les dégâts seront malheureusement importants.
Une deuxième solution existe également, indépendante des enjeux millénaristes induits par la décrépitude économique : faire avec l’existant. Cela commence par les villes et les villages où trop de bâtiments sont abattus, à commencer par les dépendances de nos corps de ferme. Elles sont parfaitement réhabilitables en logements agréables, conservant qui plus est la tradition. Le potentiel est énorme. Manquent les ambitions et la volonté. Quant aux commerces de proximité, ils pourraient revenir au cœur des bourgs et des villages et offrir des services variés si une simple mesure était prise : interdire les grandes surfaces. On économiserait de la place, gagnerait de la qualité de vie. On perdrait surement un peu d’argent et des emplois, regagnés au cœur des villes et villages. Ce serait tout aussi radical qu’efficace. La dynamique de « champignonnage » des immenses zones commerciales attirant également les activités artisanale serait stoppée et ces dernières seraient amenées à se relocaliser selon un tissu plus lâche. Des bouleversements, du monde mécontent, c’est sûr, mais on avancerait. Dans un tel schéma, il serait possible de limiter drastiquement l’emprise urbaine qui grignote bien trop rapidement cette ressource primordiale qu’est la terre.
Quelques belles restaurations...
...trop de bâtiments qui se dégradent
Nous pouvons donc éviter le gaspillage de terres agricoles. C’est une affaire de sacrifices à court terme et de volonté de long terme. Tout l’inverse de ce que l’on constate aujourd’hui en politique.
Lien vers la pétition en ligne : http://www.petitionduweb.com/Petition_non_a_la_zone_logis...
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12/04/2013
Référendum : analyse à froid
Cet article se concentre sur l'analyse du contexte ayant donné lieu à un rejet du référendum sur le Conseil Unique d'Alsace. Pour une prise de connaissance des résultats détaillés, nous vous invitons à consulter le site de nos amis d'Unsri Heimet.
A chaud, ça donnait ça : les cris d'effroi, les suicides à déplorer de plusieurs militants suite au constat que les Alsaciens n'ont même plus la force de se sauver collectivement, pour une fois que la parole leur est donnée. Il ne nous resterait plus que les réseaux et les individualités pour exister...c'est chacun pour sa gueule ! Nous serions définitivement devenus français, notre alsacianité n'étant plus qu'un accessoire folklorique. Après ce XXème siècle de destruction identitaire, la France, la République Une et Indivisible, ce Léviathan universaliste, a gagné la partie, elle a sucé tel un vampire notre séve, notre sang, notre âme. Un vrai soir de cuite en somme.
A froid, l'analyse est plus longue mais moins désespérante. Il faut recontextualiser les choses, selon différentes échelles et grilles de lecture. Différentes réalités s'interconnectent, s'entrechoquent, pour donner le résultat négatif.
Le travers idéologique : échelle alsacienne, lecture militante
A l'echelle militante, c'est la grille de lecture de ceux qui voyaient en ce projet la possibilité de rendre notre région plus forte tout en affaiblissant l'Une et Indivisible : c'est une opportunité historique ratée. Aucun doute, les Alsaciens avaient l'occasion de marquer leur Histoire, non par une forme de révolution référendaire très administrative mais par une chance unique à saisir de montrer à la France qu'ils sont un même peuple, unis par un destin commun, une conscience commune, qu'ils souhaitent perpétuer ensemble une existence qui leur est propre. En ce sens, ce référendum représentait un bon test pour voir où en était la conscience identitaire de notre peuple. Au contraire, les Alsaciens donnent finalement l'image de larbins de Paris, légitimant à cette occasion leur tutelle !
C'est une lecture idéologique. Elle est noble, elle est romantique, elle est naturellement juste puisque c'est la nôtre. Le problème, il faut bien le reconnaître, c'est qu'elle ne touche qu'une minorité consciente, d'autant que ce référendum ne semble pas avoir été perçu comme idéologique par une grande partie de la population. Il n'a d'ailleurs malheureusement pas assez été présenté comme tel.
L'identité ambiguë du référendum : échelle des représentants, lecture citoyenne
Un référendum, cela doit être une question claire, une ligne précise, identifiable. Soit on disait aux Alsaciens : "vous votez pour faire des économies" et c'était gagné d'avance, soit on demandait si les Alsaciens souhaitaient voir les pouvoirs de leur région renforcés...et c'était aussi gagné d'avance. Finalement, on n'a demandé clairement ni l'un ni l'autre. La première idée se heurtait à la réalité du terrain : ménager tout le monde coûte cher et le projet n'était pas tellement économique à court terme. Les détracteurs ont allégrement utilisé cette faille. La seconde idée plus idéologique était complexifiée par une construction administrative alambiquée, qui diluait l'objectif dans une usine à gaz des élus.
Les quelques Alsaciens qui ont pris le temps de lire le tract officiel distribué dans leur boîte aux lettres n'ont pour beaucoup guère compris la portée de ce référendum, semble-t-il perçu comme une sorte de bricolage des élus sans grand bénéfice à tirer pour le peuple. Et dans ce contexte de crise économique et surtout de crise du politique en général, une bonne partie de la population n'a guère envie de faire plaisir à ses représentants ! C'est la lecture contextuelle du politique, ponctuée de cette affaire Cahuzac dont on peut difficilement savoir dans quelle mesure elle a pesé sur le résultat.
Le manque de médiatisation : une échelle française malgré nous !
Mais éloignons-nous encore de ces considérations qui touchent encore à la politique pour en venir à une considération très pratique : tous les Alsaciens étaient-ils simplement au courant de ce référendum ? A posteriori, on se rend compte que la communication a été un échec. Certes, le projet était trop complexe à expliquer et, au fond, la question portait sur le principe de l'unité alsacienne. Cette idée de fond a été occultée par le vernis administratif. Mais surtout, la visibilité médiatique a été nulle : la prégnance des chaînes "nationales" que sont TF1 ou FRANCE2 dans la distillation de l'information est patente. Or, ce référendum n'a guère mobilisé les médias nationaux. Alsace 20 est trop modeste, quant à la presse écrite alsacienne, elle ne touche pas autant de monde que la fameuse télévision. Alors si en plus le document de présentation officiel n'est pas reçu dans toutes les boîtes aux lettres, on ne bat pas des records de participation, c'est une évidence. C'est cette dimension très pragmatique qui, parmi tous les éléments de lecture, a certainement fait le plus peser la balance du côté de l'échec.
La pauvre culture référendaire française : une lecture plébiscitaire
Plaçons-nous maintenant à l'echelle culturelle française, puisque par la force des choses les Alsaciens en font effectivement partie. Un référendum, qu'est-ce que cela ? En 1992, les Français ont adopté Maastricht tandis qu'en 2005 ils ont rejeté la Constitution européenne (finalement adoptée de force). En 1969 ils avaient rejeté la "régionalisation" (ou plutôt rejeté De Gaulle). En 35 ans, les Alsaciens ont donc connu trois référendums, à chaque fois à l'échelle nationale. Ces référendums prenaient à chaque fois une tournure plébiscitaire, occultant en partie la dimension intrinsèque de la question posée. Les Alsaciens, en plus de ne pas être habitués à ce système de démocratie directe, étaient pour la première fois confrontés à ce type de vote à l'échelle régionale. La réalité est que l'atavisme alémanique ne porte pas les gènes de la démocratie directe. Contrairement à son frère suisse, l'Alsacien n'a tout bonnement aucune culture référendaire et s'est habitué à être dirigé lointainement. Les occasions de se manifester par un vote de rejet étant rare, un "non" à un référendum dont on ne saisit guère la portée est également une façon commode de montrer sa frustration. L'abstention est enfin le résultat le plus logique à ce constat.
Au niveau départemental : lecture chauvine au ras des pâquerettes et intérêts particuliers
Le focus se dirige désormais au niveau départemental. C'était acquis d'avance, même s'il ne se sont pas assez déplacés, les "Bas-Rhinois" allaient dire "oui" à un projet auquel aucune espèce d'inconvénient ne leur était imposé. Voulez-vous être plus beaux, plus forts, plus riches ? A terme, cela ne pouvait que renforcer Strasbourg, ce qui n'a d'ailleurs rien de choquant pour une telle métropole régionale face à laquelle Colmar ou Mulhouse ne peuvent faire le poids, il faut se faire une raison. Colmar a beau être une des plus belles villes du monde, elle n'en est pas moins qu'une gentille cité provinciale. Mulhouse a certes une aire urbaine étendue mais son influence est fagocitée par Bâle. Et puis Mulhouse...malheureusement chaque jeune alsacien sait qu'il n'est plus chez lui là-bas, du moins à l'heure actuelle. Les élus haut-rhinois devaient néanmoins défendre leur bout de gras et certains d'entre eux ont certainement fait perdre l'Alsace, notamment à Colmar. Une somme d'intérêts particuliers a formé une sorte de chauvisnisme départemental à l'origine de la majorité négative dans le Haut-Rhin.
L'échelle européenne : une lecture indigeste
Naturellement, les pires jacobins français se réjouissent du résultat de ce vote : les Alsaciens auraient choisi "vive la France". Rappelons quand même qu'à l'échelle alsacienne, le "oui" l'a emporté. Ce sont des modalités spécifiques qui invalident le référendum, il n'y a pas de victoire du "non". Ca ne change rien au résultat, mais il ne faut pas perdre de vue que la propagande adverse en est à son cinquième siècle de manipulation depuis notre annexion. L'entraînement est solide. Dans leur paranoïa europhobe, certains Jacobins affirment que la régionalisation de l'Europe participerait du projet mondialiste. Venant d'un pays qui réunit à lui seul toute la population du monde dans l'apologie du métissage et la destruction des particularisme locaux, l'argument fait sourire. Néanmoins, cet argument fallacieux pointe la défaillance évidente d'une dernière échelle : la plus grande et la plus cruciale, celle de l'Europe, ou plutôt de l'Union européenne, qui n'est pas l'Europe. Là est toute le problème. Ainsi un cadre du SPD allemand aurait dit à l'occasion du référendum que "pour faire l'Europe, il faudrait défaire un peu la France". C'est vrai...mais l'Union européenne, cet appareil économique libéral au service des Etats-Unis a tué pour longtemps l'idéal européen dans le coeur de beaucoup de nos compatriotes. Dans le contexte de crise qui ne devrait pas aller en s'arrangeant, on assiste finalement au retour en force de l'Etat-Nation. Cruel paradoxe. Il faudra que la crise s'aggrave pour que les Alsaciens se rendent compte qu'il faut quitter le Titanic avant l'impact. Préparons-nous à mettre les canots à la mer...enfin, au Rhin.
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Chansonnette Post-référendum
Le Jean du Trou d’moustiques,
aimerait plus de région (bis)
Et quand il peut, il n’en veut pas
Et quand il voudra, y pourra plus
Le Jean du Trou d’moustiques,
aimerait plus de région
Le Jean du Trou d’moustiques,
en a marre de Paris (bis)
Et quand faut l’dire, il le dit pas
Et quand veut’le dire, on l’écoute pas
Le Jean du Schnokeloch,
en a marre de Paris (bis)
Le Jean du Trou d’moustiques,
soutient sa capitale
Et quand faut l’faire, il le fait bien
Et en même temps en voudra trois
Le Jean du Schnokeloch,
soutient sa capitale
Le Jean du Trou d’moustiques,
aimerait moins de fonctionnaires
Quand y’en en moins il en veut plus
Quand y’en a plus, trouve qu’y en a trop
Le Jean du Schnokeloch,
aimerait moins de fonctionnaires
Le Jean du Trou d’moustiques,
a dit non au référendum
Mais qui a voté se demande-t-il
Ce n’est pas lui, sans doute l’voisin
Le Jean du Schnokeloch,
a dit non au référendum
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31/03/2013
Jeune Alsace déploie une banderole géante pour l'Alsace unifiée
Le samedi 30 mars, c’est dans des conditions météorologiques extrêmes qu'une équipe de militants de Jeune Alsace a escaladé le vénérable château du St-Ulrich, sur les hauteurs de Ribeauvillé, afin d’y déployer une banderole géante de 100m². On pouvait voir une carte de l’Alsace unifiée et la mention « OUI », visible depuis la vallée, une fois le brouillard dissipé. Bravant le danger pour la bonne cause, ils ont voulu faire passer un message clair à la population : le 7 avril, il faudra se déplacer en masse pour aller dire « OUI » au projet de Conseil d’Alsace.
5 heures du matin. L'heure des braves pour faire l'opération discrètement tout en se prenant le temps d'être extrêmement prudents, eu égard des conditions météorologiques dantesques (neige, brume épaisse, terrain glissant). Nous avions beau dire à nos deux varappeurs en charge du déploiement de la banderole que ça ne valait pas le coup de se tuer pour le Conseil unique, ils n'en démordaient pas : ils voulaient l'accrocher coûte que coûte.
Le lieu choisi, ancienne demeure des sires de Rappolstein (Ribeaupierre), est à la mesure de la pédagogie historique que Jeune Alsace met au cœur de sa démarche, l’histoire alsacienne n’étant pas enseignée à l’école républicaine : il n’y a de présent et de problématiques futures que parce qu’il y a une continuité historique.
L'action symbolique a été poursuivie par un tractage de Ribeauvillé où nous avons eu l'occasion d'échanger avec les habitants sur le sujet du Conseil unique et de l'unité alsacienne. Nous avons rencontré une population fanatisée, scandant des slogans appelant à l'indépendance de l'Alsace, nous confiant passer des nuits blanches tant l'excitation de ce référendum les tient en éveil ! Bon, plaisanteries mises à part, nous constatons comme à notre habitude que la plupart gens sont désabusés. A noter cependant qu'en plus du traditionnel "tous pourris", nous avons fait le constat de croustillantes angoisses psychopathologiques liées à l'envisagement de la disparition des départements, ancrés dans les esprits. L'angoisse des codes postaux semble soulever des interrogations métaphysiques !
Le "oui" est néanmoins en tête parmi les personnes interrogées. Nous les avons incitées à se déplacer et à encourger leurs proches à faire de même afin que le quorum soit atteint.
En tous les cas, ne perdons pas cette occasion unique de faire un petit pas administratif mais un grand pas symbolique, disons le en grand : OUI !!!
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